24/01/2017

François Hollande : La fin du voyage

Moi, Président
La fin du voyage

          Avec François Hollande en tant que Président de la République, nous avons pu vivre un quinquennat en totale demi-teinte. Les récentes révélations des médias (pas assez tonitruantes à mon goût), ont expliqué que, sur le plan économique, l'équipe d'Hollande a fait le job, et a tenu les promesses faites à la Banque Centrale Européenne. On peut considérer que ce gouvernement là ne nous a donc pas envoyé à la casse économique, contrairement à ce que laissait présager le programme initial de François Hollande (basé sur l'ouverture des avantages sociaux et j'en passe...). Ce dernier fût d'ailleurs considéré par ses défenseurs (dont je ne faisais pas partie, voilà c'est dit) comme un politique "particulier", tout en ayant l'air d'un monsieur tout-le-monde. Comment pouvait-on croire en cela? Vu de loin, je veux bien croire que François Hollande a une sorte d'aura sympathique, qui le rend plus facile d'accès (peut-être, en apparence en tout cas) qu'un Sarkozy (puisque c'était son adversaire pour le sprint final, en 2012). Mais de près, le manque de charisme et d'énergie du bonhomme est affligeant. Pour moi, Hollande aurait pu être un bon ministre dans un gouvernement socialiste (s'il n'avait pas été le candidat n°1, bien sûr, ce n'est qu'hypothétique), un suiveur fidèle avec son petit quelque chose, utile à une cause plus grande. Car, lorsqu'il est à la tête de l'entreprise, elle prend l'eau un peu trop facilement.

          Nombreux sont ceux qui ont encensé la réaction du gouvernement face aux plusieurs attentats subis ces dernières années. Oui, le gouvernement (et la fonction publique, dans une dimension plus large) a fait son travail! En même temps, c'est pour ça qu'ils sont là et qu'on les paie, non? C'est un peu comme congratuler un vendeur de s'occuper de ses clients quand ils rentrent dans le magasin... Ce n'est que du bon sens. D'autant plus que la situation de crise n'est pas terminée, et que l'état d'urgence est devenu le train de vie habituel en France. Les terribles récents attentats ont marqué la population, mais le vrai problème semble être plus délicat, et il ne se réglera pas avec de "simples" changements d'habitude. La France doit arrêter de faire la guerre pour les autres, aujourd'hui. Elle doit s'occuper d'abord d'elle et de son territoire, avant de se lancer dans des tueries vengeresses coûteuses et pas si efficaces, qui plus est...

          Ce qui s'est passé sur le sol Français sous Hollande n'est qu'une partie du fruit de son travail. En effet, il fût très présent sur la scène internationale également. En Europe, surtout, on s'est amusé (en riant jaune, quand même) à regarder notre bon Président suivre la Chancelière Merkel comme un petit toutou à maintes reprises. Malheureusement, cette image reflétait parfaitement ce qui se passait dans le cadre politique (et tout le reste). Sous Hollande, la France est le loyal vassal de l'Allemagne, officiellement. Alors que le Royaume-Uni fuit l'Europe et que tout semble reposer sur les deux dernières pièces fortes de l'Union Européenne, une seule agit en vrai moteur. Les Français n'ont servi qu'à enrichir (cela date néanmoins d'avant l'arrivée d'Hollande au pouvoir) les pays moins riches, tapant dans des réserves colossales, et condamnant nos agriculteurs à une concurrence qu'ils ne peuvent affronter à armes égales.



          Tout ça pour dire que, finalement, François Hollande a fait ce qu'il a pu. Ceux qui pensaient qu'il pouvait faire plus lorsqu'ils l'ont élu n'étaient que des rêveurs. Ceux-ci ont choisi un homme qui n'avait pas les épaules assez larges justement pour cette raison. Le projet ne pouvait pas tenir la route. Un Président doit être un porte-étendard vaillant, même dur parfois, qui sait quand il faut parlementer et quand il faut agir. Le tout en ayant réfléchi et analysé profondément chaque situation. Hollande était dépassé et s'est occupé, dans la plupart des cas, de ce qui lui tombait sous la main. Il fût donc capitaine d'un navire ambitieux, mais à la coque percée ci et là. Ce qui m'amène à la réflexion suivante : qui pour lui succéder? Doit-on, à nouveau, opter pour un dirigeant sans prétention, gentil mais pas assez poignant? Je ne pense pas, la France a besoin d'un leader maintenant, d'un vrai symbole capable de se lancer dans de grands travaux.




          Quoi qu'il en soit, notre pays ne peut poursuivre dans cette ligne mi-figue mi-raisin, instaurée par le dernier gouvernement. Il va avoir besoin d'une direction franche, sans détour, pour permettre de rattraper le retard prit dans divers secteurs. Si nous laissons le vent nous porter au gré du hasard, nous ne nous occuperons pas des éléments essentiels de notre société. Soyons responsables vis-à-vis des générations futures, faisons des choix forts ensemble pour que la France se redresse enfin. Pour que notre hymne raisonne comme un cri, perçant les menaçants nuages noirs qui nous poursuivent.


Le Penseur Disparu

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